Editorial du 18 octobre 2013

L’éditorial de cette semaine est consacré au jeu Heroes And Generals.

Heroes And Generals est un jeu hybride, qui se joue sur navigateur tout en ayant installé un client sur le pc du joueur. On se rend donc sur le site internet du jeu , et on télécharge un petit plug-in de 7 Mo, qui permet de gérer les tâches de téléchargement, d’extraction des fichiers et d’installation. Cette opération est relativement rapide, bien que le répertoire du client pèse finalement 1,37 Go sur le disque dur. On peut alors s’enregistrer de la manière classique: e-mail / login / pass, et commencer immédiatement à jouer. Après avoir nommé un soldat, on débute le didacticiel, appelé premier engagement.

On est dès l’abord impressionné par la qualité graphique de l’écran de chargement: une mitrailleuse allemande MG42 est superbement représentée dans ses moindres détails. De fait, le jeu est assez finement dessiné et agréable à l’œil. On est dans un FPS, la vue est à la première personne, et donc, on débouche d’une petite pièce vide à l’entrée d’une maison, avec dans la main, au choix, un poignard (une baïonnette/dague de combat Seitengewehr 98) ou un pistolet (un semi-automatique Mauser C96). Tout autour de nous, le fracas est assourdissant. Nous faisons partie d’une section de fantassins allemands qui défend une grosse ferme ou une auberge à la lisière d’un bois contre l’assaut des troupes alliées. L’action se déroule donc plus ou moins à l’automne 44. Les indications à l’écran sont très succinctes, et il faut apprendre à se débrouiller intuitivement, d’autant que l’interface est minimale. Pas génial pour un tuto!

On appuie donc un peu au hasard sur les touches pour se familiariser avec les commandes clavier. On s’aperçoit vite que le jeu est fait pour un clavier Qwerty: pour avancer, il faut appuyer sur “W” au lieu de “Z”; pour faire un pas de côté à gauche, il faut presser “A” au lieu de “Q”. Ceci dit, les actions sont en gros les mêmes que dans n’importe quel autre FPS: tirer avec un clic gauche de la souris, sauter avec “Space”, reculer “S”, saisir un objet “E”, recharger “R”, carte “M”, faire un pas de côté “A” et “D”, changer d’arme “1/2/3 etc.”, et enfin “Entrée” pour parler. Curieusement, pour s’accroupir (“to crouch” en anglais) on utilise la touche “Z” au lieu de la touche “C”.

Le jeu est entièrement inspiré du style de la série Wolfenstein, jusque dans les fontes utilisées pour l’interface et les commentaires à l’écran. On pense donc inévitablement à Enemy Territory en commençant à jouer. Le tutoriel se compose de cinq missions, et la première d’entre elles consiste à abattre 3 soldats ennemis parmi ceux qui donnent l’assaut sur la ferme. On ramasse une arme (au choix: un fusil Mauser G98, une carabine Mauser 98 Kurz, une mitrailleuse MG42 sur bipied léger ou un pistolet-mitrailleur MP40). Fort heureusement, il y a un champ de blé entre la ferme et le bois, on les voit donc arriver; en outre, il est possible de se protéger derrière des murets. Le tutoriel n’est pas si facile, et c’est tant mieux: les ennemis visent bien et vous éliminent rapidement si vous ne vous protégez pas; en revanche, ils ne sont pas faciles à atteindre, et on n’arrive à rien tant qu’on n’utilise pas le zoom (clic droit de la souris). Les armes ont un comportement relativement réaliste et les chargeurs ont une capacité fidèle à ceux des modèles historiques. Dans cette mission, les fantassins ennemis ne sont pas très nombreux, ils sont espacés et se protègent. Le plus simple d’après moi est de saisir une des deux carabines pour bien viser et les

Après être mort une ou deux fois, on prend le coup et on descend les fantassins ennemis qui approchent sans trop de difficulté. On passe donc à la mission suivante; il s’agit de trouver des grenades à main (Stielhandgranate Typ 24) pour neutraliser un artilleur ennemi situé à faible distance. Rien de sorcier, tout comme la troisième mission, assez similaire: on cherche un Panzerfaust 60 puis on doit tirer sa charge sur un Sherman Easy Eight avançant à proximité pour l’atteindre par le travers et le faire exploser. La quatrième mission est en fait la plus ennuyeuse, par manque d’informations claires. Sur le papier, c’est assez simple: récupérer un Gewehr 43 et descendre l’officier ennemi. En réalité, dans les deux cas, on n’est guidé que vaguement par une flèche qui indique la direction approximative. J’ai donc perdu pas mal de temps à comprendre les objectifs: le Gewehr 43 avec sa lunette est niché à l’étage dans le corps de ferme central et l’officier qui représente la cible est lui aussi à l’étage, mais en face, dans l’embrasure de la fenêtre d’une maison en ruine, sur la gauche de la carte. On pourra viser plus facilement si on redescend après avoir pris l’arme de précision et si on se place en face de la maison en ruine, derrière les murets où on est déjà allé récupérer une arme pour la première mission. A ce propos, le viseur de la lunette est flouté lorsqu’on se place à plus de 100 mètres de l’objectif, donc autant être aussi proche que possible. Perdre du temps dans un tutoriel, c’est un peu stupide; le joueur devrait être guidé pas à pas, alors qu’ici les commentaires sont complètement absents. On rencontre d’ailleurs le même problème après la fin du premier engagement, comme nous le verrons plus tard.

Enfin, la cinquième et dernière mission ne pose pas de difficulté particulière, si on n’oublie pas que là encore, on doit absolument zoomer avec le clic droit de la souris pour espérer la réussir. A droite de la carte est disposée un Flakvierling 38 (quatre canons semi-automatiques de 2cm
jumelés sur un affût anti-aérien). On doit s’installer dans la nacelle et descendre un P-38 Lightning qui trace des huit au-dessus de notre position.

Rien de sorcier donc, mais il n’est pas si facile que ça de trouver ses marques parce qu’on est livré à soi-même. Terminer ce premier engagement m’aura pris mine de rien 55 minutes, ce qui est un peu idiot, d’autant plus qu’à la fin, on se retrouve une nouvelle fois en train de se demander: bon, et maintenant, je vois bien qu’il y a une campagne, mais que dois-je faire et comment dois-je le faire ? Mystère…

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