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Panzer General Online – Closed Beta

Panzer General Online est désormais en beta test fermé. Le jeu est non seulement plaisant à voir, il est aussi intéressant.

Mardi 17 septembre 2013 à 15h00, le premier serveur de beta test fermé pour PGO a accueilli ses premiers joueurs. Evidemment, pour pouvoir participer à ce test, il faut s’être inscrit en avance sur le site du jeu et avoir reçu par e-mail une clé unique. A part cela, jouer à Panzer General Online est simple et rapide. Comme c’est un jeu de stratégie gratuit sur navigateur (basé sur les affrontements de la seconde guerre mondiale), il suffit d’ouvrir un compte sur UPlay, la plateforme de jeu d’Ubisoft, et de rentrer la clé reçue préalablement. Après cela, on peut découvrir le jeu immédiatement sans téléchargement.

Autant le dire dès à présent, tout ce qui concerne Panzer General Online n’est actuellement disponible qu’en anglais ou en allemand. C’est donc le cas non seulement du jeu et du site, mais aussi des pages Twitter et Facebook ad hoc qui ont été créées le 19 août dernier à l’annonce de la sortie prochaine du jeu. Il en va de même des premières présentations vidéo postées sur Youtube.

La page Facebook ne compte que 359 “j’aime” pour l’instant, et le compte Twitter n’a que 52 abonnés, mais ça bouge! L’équipe du jeu est connectée et réactive, la réponse aux messages des joueurs est quasi-immédiate. Bien sûr, c’est nécessaire en période de beta test fermé, d’autant plus qu’à son lancement mardi, le jeu était victime de difficultés techniques qui rendaient les temps d’accès très longs. Le serveur a finalement été fermé et mis en maintenance jusqu’à mercredi matin. Jeudi à 15h00, le serveur a de nouveau été mis en maintenance imprévue, mais les ajustements ont été réalisés rapidement et le serveur a ouvert de nouveau moins d’une heure plus tard. Bref, les joueurs dialoguent activement avec les développeurs, pour les informer que le jeu “freeze”, c’est-à-dire qu’il a tendance à se bloquer, et pour se tenir au courant des mesures prises. Mais d’autre part, les joueurs leur adressent aussi leurs félicitations pour la qualité du jeu (des félicitations méritées, comme nous allons le voir un peu plus loin). C’est donc plaisant de voir la proximité entre l’équipe en charge du jeu et sa communauté; une telle proximité n’est pas encore si fréquente, même dans le monde du jeu vidéo, mais elle se développe grâce à l’utilisation de plus en plus intensive des réseaux sociaux.

Bien que le jeu soit en anglais (ou en allemand), PGO est suffisamment simple et intuitif pour que cela ne pose pas de problème majeur. Toutefois, les joueurs qui ont bullé au fond de la classe près du radiateur au lieu d’écouter les cours de langue au lycée seront peut-être frustrés de ne pas bien saisir toutes les subtilités du gameplay. Qu’à cela ne tienne, cet article va maintenant explorer les mécanismes du jeu.

La première étape consiste à créer un personnage, un Panzer General qui va nous représenter sur les champs de bataille. Ça reste tout de même très basique: le buste de l’officier en question apparaît dessiné en noir et blanc dans un médaillon, et on doit choisir sa coupe de cheveux, ainsi que la forme de ses yeux, de son nez, de sa bouche, de son menton et de son costume, et bien entendu on doit lui donner un nom.

A ce propos, Ubisoft met en garde les joueurs et précise qu’aucun nom attaché à un personnage réel ayant été condamné pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité ne sera toléré. Le joueur concerné recevra un avertissement et devra changer son pseudo sans délai, sous peine de suppression du compte. L’éditeur vise explicitement à exclure toute allusion au national-socialisme et aux dirigeants du Troisième Reich. Cette attitude est louable et indiscutablement bien fondée, et il serait bon d’écarter également les figures du régime soviétique; la société Wargaming, qui édite les jeux World Of Tanks et World Of Warplanes, a été la cible de critiques de la part de sa communauté de joueurs pour les marquages de blindés du type “Vive Staline!” en vente dans sa boutique en ligne. La société a été contrainte de les retirer, puis les a réintroduit avec parcimonie; le débat n’est pas clos.

Cette parenthèse étant fermée, revenons au jeu. Une fois son avatar créé, le joueur a le plaisir de constater que, comme dans de nombreux autres jeux gratuits sur navigateur, un bonus de connection a été prévu; celui-ci est quotidien et augmente en fonction du nombre de jours d’affilée pendant lesquels on s’est connecté au moins une fois. On lance alors le premier tutoriel, et tout de suite, on est favorablement impressionné. La carte est simple et bien dessinée, l’interface est très simple, les graphismes sont fins et détaillés, l’animation des unités est travaillée très convenablement. Tout a l’air très clair et très visible, l’ensemble est agréable à l’œil.

Dans ce premier tutoriel, on possède quelques unités et un bout de terrain dans le coin inférieur gauche de l’écran, ainsi que quatre cartes de commandement utilisables, plus seize autres dans une pioche. L’adversaire quant à lui occupe le coin supérieur droit de l’écran. L’utilisation d’un ordre consomme des points de commandement, dont on a un nombre très limité. Le premier des deux adversaires qui n’a plus de points de commandement ou plus d’unités perd la partie.

Plus précisément, chaque tour se décompose en quatre phases. En premier, le joueur donne donc un ordre à une ou deux unités, et cet ordre est exécuté, c’est la phase d’action. Ensuite, il y a une phase de déplacement automatique des autres unités vers la ligne de front. Dans un troisième temps, le joueur adverse exécute lui aussi sa phase d’action, et enfin, la carte de commandement utilisée est éliminée et remplacée par une nouvelle, prise dans la pioche.

Nous continuerons l’exploration du jeu dans notre article suivant.