Editorial du 18 octobre 2013

L’éditorial de cette semaine est consacré au jeu Heroes And Generals.

Heroes And Generals est un jeu hybride, qui se joue sur navigateur tout en ayant installé un client sur le pc du joueur. On se rend donc sur le site internet du jeu , et on télécharge un petit plug-in de 7 Mo, qui permet de gérer les tâches de téléchargement, d’extraction des fichiers et d’installation. Cette opération est relativement rapide, bien que le répertoire du client pèse finalement 1,37 Go sur le disque dur. On peut alors s’enregistrer de la manière classique: e-mail / login / pass, et commencer immédiatement à jouer. Après avoir nommé un soldat, on débute le didacticiel, appelé premier engagement.

On est dès l’abord impressionné par la qualité graphique de l’écran de chargement: une mitrailleuse allemande MG42 est superbement représentée dans ses moindres détails. De fait, le jeu est assez finement dessiné et agréable à l’œil. On est dans un FPS, la vue est à la première personne, et donc, on débouche d’une petite pièce vide à l’entrée d’une maison, avec dans la main, au choix, un poignard (une baïonnette/dague de combat Seitengewehr 98) ou un pistolet (un semi-automatique Mauser C96). Tout autour de nous, le fracas est assourdissant. Nous faisons partie d’une section de fantassins allemands qui défend une grosse ferme ou une auberge à la lisière d’un bois contre l’assaut des troupes alliées. L’action se déroule donc plus ou moins à l’automne 44. Les indications à l’écran sont très succinctes, et il faut apprendre à se débrouiller intuitivement, d’autant que l’interface est minimale. Pas génial pour un tuto!

On appuie donc un peu au hasard sur les touches pour se familiariser avec les commandes clavier. On s’aperçoit vite que le jeu est fait pour un clavier Qwerty: pour avancer, il faut appuyer sur « W » au lieu de « Z »; pour faire un pas de côté à gauche, il faut presser « A » au lieu de « Q ». Ceci dit, les actions sont en gros les mêmes que dans n’importe quel autre FPS: tirer avec un clic gauche de la souris, sauter avec « Space », reculer « S », saisir un objet « E », recharger « R », carte « M », faire un pas de côté « A » et « D », changer d’arme « 1/2/3 etc. », et enfin « Entrée » pour parler. Curieusement, pour s’accroupir (« to crouch » en anglais) on utilise la touche « Z » au lieu de la touche « C ».

Le jeu est entièrement inspiré du style de la série Wolfenstein, jusque dans les fontes utilisées pour l’interface et les commentaires à l’écran. On pense donc inévitablement à Enemy Territory en commençant à jouer. Le tutoriel se compose de cinq missions, et la première d’entre elles consiste à abattre 3 soldats ennemis parmi ceux qui donnent l’assaut sur la ferme. On ramasse une arme (au choix: un fusil Mauser G98, une carabine Mauser 98 Kurz, une mitrailleuse MG42 sur bipied léger ou un pistolet-mitrailleur MP40). Fort heureusement, il y a un champ de blé entre la ferme et le bois, on les voit donc arriver; en outre, il est possible de se protéger derrière des murets. Le tutoriel n’est pas si facile, et c’est tant mieux: les ennemis visent bien et vous éliminent rapidement si vous ne vous protégez pas; en revanche, ils ne sont pas faciles à atteindre, et on n’arrive à rien tant qu’on n’utilise pas le zoom (clic droit de la souris). Les armes ont un comportement relativement réaliste et les chargeurs ont une capacité fidèle à ceux des modèles historiques. Dans cette mission, les fantassins ennemis ne sont pas très nombreux, ils sont espacés et se protègent. Le plus simple d’après moi est de saisir une des deux carabines pour bien viser et les

Après être mort une ou deux fois, on prend le coup et on descend les fantassins ennemis qui approchent sans trop de difficulté. On passe donc à la mission suivante; il s’agit de trouver des grenades à main (Stielhandgranate Typ 24) pour neutraliser un artilleur ennemi situé à faible distance. Rien de sorcier, tout comme la troisième mission, assez similaire: on cherche un Panzerfaust 60 puis on doit tirer sa charge sur un Sherman Easy Eight avançant à proximité pour l’atteindre par le travers et le faire exploser. La quatrième mission est en fait la plus ennuyeuse, par manque d’informations claires. Sur le papier, c’est assez simple: récupérer un Gewehr 43 et descendre l’officier ennemi. En réalité, dans les deux cas, on n’est guidé que vaguement par une flèche qui indique la direction approximative. J’ai donc perdu pas mal de temps à comprendre les objectifs: le Gewehr 43 avec sa lunette est niché à l’étage dans le corps de ferme central et l’officier qui représente la cible est lui aussi à l’étage, mais en face, dans l’embrasure de la fenêtre d’une maison en ruine, sur la gauche de la carte. On pourra viser plus facilement si on redescend après avoir pris l’arme de précision et si on se place en face de la maison en ruine, derrière les murets où on est déjà allé récupérer une arme pour la première mission. A ce propos, le viseur de la lunette est flouté lorsqu’on se place à plus de 100 mètres de l’objectif, donc autant être aussi proche que possible. Perdre du temps dans un tutoriel, c’est un peu stupide; le joueur devrait être guidé pas à pas, alors qu’ici les commentaires sont complètement absents. On rencontre d’ailleurs le même problème après la fin du premier engagement, comme nous le verrons plus tard.

Enfin, la cinquième et dernière mission ne pose pas de difficulté particulière, si on n’oublie pas que là encore, on doit absolument zoomer avec le clic droit de la souris pour espérer la réussir. A droite de la carte est disposée un Flakvierling 38 (quatre canons semi-automatiques de 2cm
jumelés sur un affût anti-aérien). On doit s’installer dans la nacelle et descendre un P-38 Lightning qui trace des huit au-dessus de notre position.

Rien de sorcier donc, mais il n’est pas si facile que ça de trouver ses marques parce qu’on est livré à soi-même. Terminer ce premier engagement m’aura pris mine de rien 55 minutes, ce qui est un peu idiot, d’autant plus qu’à la fin, on se retrouve une nouvelle fois en train de se demander: bon, et maintenant, je vois bien qu’il y a une campagne, mais que dois-je faire et comment dois-je le faire ? Mystère…

Editorial du 11 octobre 2013

Le sixième tutoriel de Panzer General online s’intitule « Seeking Protection » (chercher une protection). En effet, certaines unités possèdent un icône de bouclier, ce qui leur permet de regagner les points de vie perdus entre deux attaques. De plus, le fait de posséder ce bouclier leur permet de subir moins de dommage lorsqu’elles sont placées sur un terrain favorable. C’est le cas dans ce tutoriel, puisque plusieurs cases sont situées sur un terrain de type urbain, considéré comme Tier II. En même temps, ce type de terrain améliore aussi les valeurs d’attaque de nos unités.

Ce tutoriel est tout de même un petit plus difficile que les précédents. Bien que l’intelligence artificielle possède moins de points de commandement que nous (8 contre 12), elle dispose de cinq unités contre quatre pour nous, à savoir deux sections de fusiliers, une de grenadiers mécanisés en Sd.Kfz.251, une de Kradschützen équipés de motos R61 et enfin une section de mortiers.

Dès le premier tour, nous utilisons une carte de manœuvre. Notre première attaque est menée par le M3 et la section de mortiers en soutien, et permet de détruire assez aisément une section de fusiliers. Notre deuxième attaque inflige deux points de dégâts à la seconde section de fusiliers. Ensuite, notre M3 repart à l’attaque et détruit la section motocycliste, tandis que le Sd.Kfz.251 bien appuyé supprime quatre points de vie sur une de nos sections de fusiliers. Comme elle ne possède plus qu’un seul point de vie, nous utilisons encore au tour suivant une carte de manœuvre et nos mortiers viennent en soutien de notre infanterie affaiblie, tandis que notre M3 attaque le quartier général adverse maintenant à découvert. L’ordinateur place immédiatement une unité en couverture de son QG, mais avec un assaut puis une attaque de notre char M3, nous éliminons encore la section de mortiers de l’adversaire. Il est temps de marquer une pause et d’utiliser notre carte de réapprovisionnement. Enfin, un dernier assaut nous permet de supprimer les derniers points de commandement des troupes de l’Axe, et de remporter la victoire.

Nous passons au niveau cinq, ce qui nous donne accès à la constitution d’un « deck ». Evidemment, les quatre unités et les huit cartes que nous possédions déjà sont incorporées dans notre armée personnelle: deux sections de fusiliers, un peloton de chars M3 Stuart et une section de mortier en ce qui concerne les unités, un réapprovisionnement, une manœuvre, trois ordres, une « forces spéciales », un assaut, une tenaille pour ce qui est des cartes. Au niveau cinq, nous pouvons ajouter une unité de bazookas M1A1 ou une seconde section de mortiers M1 de 81 mm, avec deux cartes. On apprend à cette occasion que les cartes sont fournies avec les unités et que chaque unité peut être accompagnée de trois cartes; en outre, les unités ont un coût de déploiement pour les batailles solo, et ce coût est compté en points d’approvisionnement.

World Of Tanks – Contenu de la mise à jour 8.9

La société Wargaming a mis en ligne hier une video intitulée ASAP 14, dans laquelle le producteur de World Of Tanks, Mikhaïl Zhivets, est interviewé et donne une vision plus détaillée de ce qu’apportera la prochaine mise à jour du jeu, c’est-à-dire la version 8.9; on peut déjà conclure que le beta test de cette version est imminent, pour une implémentation qui devrait avoir lieu à la fin du mois.

Comme nous l’avons déjà expliqué dans un précédent article, Wargaming s’apprête à introduire une nouvelle ligne de chasseurs de chars dans l’arbre technologique allemand. La ligne actuelle, à partir du tier IV comporte uniquement des engins clos et assez fortement blindés: Hetzer, StuG III, Jagdpanzer IV, Jagdpanther, Jagdpanther II, Ferdinand, Jagdtiger, Jagdpanzer-E-100. La tourelle est remplacée par une casemate qui abrite une arme plus puissante et plus lourde que celle que le châssis supporte habituellement.

La seconde ligne de chasseurs de chars sera en revanche constituée de véhicules bien armés, mais avec un habitacle ouvert et un blindage léger de type bouclier. En outre, les tiers VIII, IX et X seront dotés d’une tourelle rotative, et dans le cas du tier X, le Waffenträger E-100, un barillet. Le Waffenträger E-100 pourra recevoir deux canons au choix, un canon de 128 mm pour lequel six obus seront logés dans le barillet, et un canon de 150 mm pour lequel il disposera de quatre obus. Bref, ces nouveaux chasseurs de chars frapperont fort, mais ils seront aussi fragiles.

Le jeu va également accueillir trois nouveaux chars premiums, à commencer par le Chi-Nu Kai, un char moyen de rang V de nationalité japonaise. Certains chars japonais de capture sont déjà présents dans l’arbre technologique chinois, mais dans des versions modifiées et adaptées. Le Chi-Nu Kai sera donc une nouveauté, puisqu’il s’agira du premier char « authentiquement » japonais introduit dans le jeu. Ce prototype a l’étude à la fin de la seconde guerre mondiale est en fait un hybride, constitué à partir du châssis et de la tourelle du Type 3 Chi-Nu et du canon de 75 mm du type 4 Chi-To. Dans le jeu, on aura affaire à un char de 23 tonnes, avec 530 points de vie et un blindage plutôt léger.

Le second char premium sera un char léger chinois de rang V, le Type-64. Lui aussi sera issu d’un mariage, cette fois entre la tourelle et le châssis d’un M42 Duster et le canon de 76 mm d’un M18 Hellcat. Il aura un poids de 25 tonnes, pour 580 points de vie, et le canon de 76 mm aura une pénétration de 128 mm, plus qu’honorable pour un char léger.

Le dernier char premium sera un char soviétique moyen de rang VII, le T-44-85. Il s’agira donc d’un compromis entre deux chars déjà présents dans le jeu: le T-34-85 de rang VI et le T-44 de rang VIII.

Le jeu proposera également une nouvelle carte appelée Nord-Ouest, qui comportera des zones boisées et vallonnées avec de nombreuses collines et un important complexe minier situé dans les hauteurs. Mikhaïl Zhivets pense que cette carte devrait être très fun à jouer, tant mieux!

Ceci dit, la liste des nouveautés ne s’arrête pas là, car, last but not least, l’équipe de Wargaming va également implémenter un nouveau mode de jeu pour les parties standards. Inspiré de la scène du sport électronique, le combat d’équipe en sept contre sept trouvera sa place entre le peloton et la compagnie. Les équipes seront limitées au tier VIII et le total en additionnant les niveaux des chars sera limité à 42 points. Ainsi, une équipe pourra être par exemple constituée de sept chars de niveau VI. N’importe quel joueur pourra choisir un de ses chars et intégrer une équipe recherchée automatiquement par le serveur.

Le capitaine qui constituera l’équipe pourra choisir les véhicules qu’il veut, et créer son équipe de manière manuelle ou automatique. Dans ce cas, le serveur ne choisira que des joueurs ayant un score personnel proche de celui du capitaine, de manière à constituer des équipes plus ou moins égales. Cela permettra d’éviter, d’après Mikhaïl Zhivets, les sempiternelles pleurnicheries des joueurs qui se plaignent de devoir supporter des coéquipiers qui sont débutants ou qui jouent beaucoup moins bien qu’eux. Sur ce point, je suis plus que circonspect. En effet, lorsque je regarde après coup les résultats de ce qui se plaignent, la plupart du temps ce n’est pas bien brillant. De la même manière que ceux qui se plaignent de la cantine sont la plupart du temps ceux qui mangent le plus mal chez eux, dans World Of tanks, ce sont souvent ceux qui jouent le plus mal qui se plaignent le plus des autres joueurs.

Editorial du 4 octobre 2013

Une mise à jour a été introduite récemment pour Panzer General Online

Le 1er octobre, une mise à jour a été effectuée sur les serveurs de Panzer General Online. Le jeu fonctionne désormais sous la version 2013/09/27. Deux éléments importants de gameplay ont été corrigés. D’une part, toutes les données concernant la progression dans les défis est stockée dans la base de données et l’historique des défis n’est plus remis à zéro pendant les maintenances de serveurs. D’autre part, la récompense après un match est attribuée correctement; le serveur ne tient plus compte du fait de savoir qui a joué en premier. Le multijoueur est lui aussi corrigé; le matchmaking a été amélioré et considère maintenant le meilleur appariement au lieu de considérer le plus long temps d’attente. Plusieurs autres bugs ont été supprimés: les caractères « <" et "> » ne peuvent plus être utilisés dans les pseudos; les notifications supprimées sont désormais convenablement retirées des canaux de discussion; l’animation des véhicules a été modifiée de manière à ce que les roues tournent correctement quand le véhicule avance.

Egalement, Panzer General Online a annoncé samedi midi (05/10/13) la distribution prochaine d’un lot de clés pour la beta fermée, destinées aux joueurs enregistrés qui n’auraient pas encore accès au jeu. De plus en plus de monde pourra prendre part aux affrontements multijoueurs, attention aux nouveaux venus!

Editorial du 27 septembre 2013

Nous continuons à explorer Panzer General Online. Après avoir terminé les premières missions du tutoriel, le joueur a la possibilité d’effectuer sa première campagne, l’Opération Husky.

Les premiers tutoriels ont été abordés dans notre précédent article.

Remporter la victoire dans le quatrième tutoriel (ils sont tous très faciles) permet de passer au niveau 3, ce qui débloque la campagne solo appelée « Operation Husky », d’après le nom de code de l’invasion de la Sicile par les troupes alliées en juillet 1943. Cette campagne comporte trois missions appelées quêtes comme dans un jeu de rôle. Le mode défi devient lui aussi accessible. En fait, les cinquième et sixième tutoriel ne sont accessibles qu’au niveau 4; ils concernent les règles avancées de Panzer General Online. De même, les septième et huitième tutoriels ne seront accessibles qu’au niveau 7, car ils expliquent les règles « expert ». On va donc maintenant attaquer la première mission de la campagne.

L’Opération Husky est le débarquement des troupes alliées en Sicile qui a débuté le 10 juillet 1943, et qui faisait suite à la victoire définitive remportée contre les forces de l’Axe en Afrique. L’invasion se fit par la mer, et aussi par les airs. Les 3.400 parachutistes du 505th Regiment de la 82nd Airborne Division, commandés par le Colonel James Gavin, furent largués sur les hauteurs au nord-ouest des plages de Gela. La météo épouvantable dispersa les parachutistes sur tout le sud-est de la Sicile, mais en même temps, cette dispersion fut à l’origine d’une grande confusion dans les rangs de l’ennemi. Bien que les parachutistes aient été dépourvus de matériel lourd, les troupes de l’Axe mirent un certain temps à se coordonner et à réagir. Cela laissa le temps aux hommes de Gavin pour se regrouper, tenir et finalement faire leur jonction avec les autres unités.

C’est dans ces circonstances que nous retrouvons la première mission proposée, qui s’appelle « Scattered In The Countryside » (dispersés à travers la campagne). On dispose d’une section de mortier, d’un peloton de chars légers M3 Stuart et de deux sections de fusiliers. La mission est très simple et très facile, il est d’ailleurs étonnant de constater à quel point l’intelligence artificielle est faible: très passive, elle n’attaque pas lorsqu’elle le pourrait, et par ailleurs, place mal ses unités. Des unités fortes en défense (sections de mitrailleuses) restent exposées sur des cases où elles peuvent être facilement éliminées; c’est également le cas du quartier général qui n’est que peu protégé. On se perd en conjectures sur une telle impuissance de l’ordinateur, qui n’oppose presque pas de résistance: est-ce dû au fait qu’on veut favoriser une progression rapide du joueur au début ? ou qu’on est encore très loin de la fin du développement ? ou bien que les développeurs n’ont pas accordé grande importance à l’intelligence artificielle, parce qu’au final les parties solo sont censées rester marginales en regard du multijoueur ?

De toute manière, le jeu est constamment amélioré et corrigé, ce qui est bien normal en période de beta fermé. Le serveur se retrouve en maintenance quasiment tous les jours (heureusement les interventions sont relativement courtes), on peut donc espérer que l’intelligence artificielle sera progressivement mise au point pour des parties solo plus intéressante. Pour l’instant, l’impression laissée par la première mission se confirme dans la deuxième, qui en est d’ailleurs la suite. Les parachutistes doivent se regrouper au nord de Gela et capturer les hauteurs qui dominent les plages, afin de tenir jusqu’à la relève qui doit être effectuée par des unités du U.S. II Corps du Général Omar Bradley.

On dispose des mêmes unités que dans la première mission, visiblement l’adversaire aussi. Encore une fois, il place sa section de mortiers en première ligne, la laissant extrêmement vulnérable. Qui plus est, le quartier général est situé derrière les mortiers, et sans troupe entre les deux pour tenir la ligne de soutien. En outre, l’ordinateur dépense ses points de commandement de manière inconséquente. En trois tours, la question est réglée: tour un, on avance et on se positionne; tour deux, on détruit les mortiers et on réalise la percée; tour trois, on supprime les deux derniers points de commandement de l’adversaire par une attaque directe sur le quartier général. Victoire facile, comme d’habitude… On espère vivement que ça va se corser par la suite, et on souhaite pouvoir se frotter rapidement au multijoueur. Nous avons suffisamment d’xp pour passer au niveau 4.

Le cinquième tutoriel est donc disponible. Il s’appelle « Through The Woods » (A travers la forêt), et il nous permet d’expérimenter les modifications de valeur d’attaque et de défense dues au terrain. En l’occurrence, certaines unités amies ou adverses sont placées sur des hexagones de terrain boisé, et gagnent un bonus: une section de fusiliers est plus efficace en restant à couvert, car, bien camouflée, elle peut attendre que l’adversaire se rapproche avant d’ouvrir le feu. Dans ce tutoriel, chaque camp possède plus de cartes et de points de commandement que dans les précédents tutoriels, tout en utilisant encore une fois les mêmes unités (au nombre de quatre pour chaque camp). Mais cela ne change pas grand-chose au résultat. Notre section de fusiliers à couvert attaque deux fois de suite son alter-ego à découvert, qui doit se replier et laisser la place à une autre section de fusiliers, elle aussi attaquée deux fois de suite. Étrangement, l’ordinateur reste très passif, et en outre, laisse cette unité en place alors qu’il ne lui reste qu’un point de vie. Nous la détruisons avec la section de mortiers placée en soutien, et au tour suivant, l’utilisation d’une carte d’assaut nous permet d’éliminer les trois unités adverses en un tour, nous assurant là encore une victoire facile.

Panzer General Online – Closed Beta (Suite)

Panzer General Online est entré en phase de beta test fermé mardi dernier. Comme indiqué dans notre précédent article, le jeu est assez subtil et intéressant. Continuons le tutoriel…

L’ordre le plus évident est naturellement l’attaque de l’unité adverse placée en vis-à-vis. Cette attaque génère automatiquement une contre-attaque, mais qui n’a pas la même force selon le type d’unité qui doit contre-attaquer. Attaquer une section de fusiliers génère une contre-attaque de valeur 0, c’est-à-dire pas de contre-attaque. En revanche, attaquer une section de mitrailleuses cause une réplique qui enlève 4 points de vie. Une unité d’infanterie en possède cinq, il ne reste donc pas grand-chose et l’unité doit être repliée. Heureusement, il existe une ligne de soutien derrière la ligne de front, de telle sorte que l’unité en soutien peut elle aussi contre-attaquer. Deux unités en colonne peuvent aussi attaquer dans le même tour et réussir une percée décisive sur la ligne de front et la ligne de soutien adverses. Une fois la percée réalisée, le joueur peut attaquer directement le quartier général adverse situé en retrait. Une telle attaque diminue le nombre de points de commandement du général ennemi, permettant d’obtenir une victoire rapide. Assez curieusement, le nombre de points de commandement perdu par l’ennemi est égal au nombre de points de vie de l’unité attaquante.

Terminer victorieusement le premier tutoriel de Panzer General Online nous permet de passer au niveau deux. Comme dans un jeu de rôle, chaque bataille gagnée fournit un nombre fixe de points d’expérience. Le nombre de points d’expérience accumulés permet de changer de niveau lorsqu’on franchit des seuils. Les tutoriels peuvent être rejoués, mais une deuxième victoire ne donne pas de récompense. Dans le deuxième tutoriel, on apprend que certaines unités sont des cibles « molles » (soft targets) et d’autres sont des cibles « dures » (hard targets). Dit en français, ça a l’air ridicule; il s’agit de distinguer les cibles non-blindées et les cibles blindées. Ce principe très simple, présent dans tous les wargames, trouve ici encore toute son application: il y a des unités qui ne peuvent attaquer que des cibles non-blindées, par exemple, une section de fusiliers, tandis que d’autres peuvent aussi attaquer des cibles blindées. A titre d’exemple dans le tutoriel, une section de fantassins armés de bazookas s’avère mortelle pour le char adverse, et après avoir percé les lignes ennemies, fonce vers le quartier général adverse et remporte une victoire facile.

On peut à tout moment cliquer sur une unité ou sur une carte à jouer pour ouvrir une fenêtre contenant tous les détails et les explications nécessaires, ainsi qu’un bref aperçu historique. C’est très clair et très pratique pour prendre les bonnes décisions sans avoir à apprendre par cœur une multitude de données. Oui, une multitude, car on se rend vite compte que les unités et les cartes sont assez variées. Comme nous l’avons dit précédemment, le jeu est simple, mais il possède une profondeur très intéressante.

Dans le troisième tutoriel, nous apprenons l’existence d’un « brouillard de guerre » (fog of war); nos unités peuvent voir leurs vis-à-vis, mais les unités adverses situées sur des hexagones à l’arrière du front ne sont pas visibles. A la place, les cases en question sont recouvertes d’un grand point d’interrogation. En outre, on se familiarise avec de nouvelles cartes de commandement. jusqu’à présent, on connaissait essentiellement trois types de cartes: les ordres simples (une unité avance et attaque), les opérations (une manœuvre impliquant deux unités l’une après l’autre) et le réapprovisionnement (le joueur refait le plein de points de commandement). On découvre donc la carte « forces spéciales » (la phase d’action adverse est bloquée) et la carte « charge » (les trois unités faisant face à la ligne de front attaquent simultanément). Enfin, on expérimente une nouvelle fonctionnalité du jeu, qui est la redistribution des cartes de commandement. Le joueur peut passer son tour, en échange de quoi il récupère toutes les cartes déjà jouées.

Petit à petit, on se rend compte que le chat est actif; il y a deux canaux, un canal « global » et un canal « aide ». La fenêtre peut être redimensionnée comme on veut, c’est appréciable. Les joueurs discutent et échangent leurs impressions, entre eux et avec les développeurs. Ceux-ci sont très présents, règlent les problèmes en temps réel et tiennent les joueurs informés de l’avancement des maintenances. Ils font aussi office de modérateurs. Certains joueurs font des suggestions: l’un aimerait disposer d’un mode coopératif, l’autre voudrait une commande directe dans l’interface du jeu pour rapporter les bugs. On peut en tout cas lier connaissance avec d’autres joueurs et les inviter dans une liste d’amis (limitée à 50 personnes). Plus tard, cela sera pratique dans le jeu pour s’affronter en défi (challenge), nous aurons l’occasion d’y revenir.

Le tuto compte huit missions, c’est au tour de la quatrième! Nous faisons connaissance avec les unités qui ont la faculté de lancer des attaques à longue portée, en l’occurrence pour cette mission, une section de mortiers qui peut tirer de n’importe quelle case vers n’importe quelle case, mais avec un résultat légèrement aléatoire (les autres unités mènent des attaques qui enlèvent un nombre fixe de points de vie à l’adversaire). Nous découvrons aussi une carte de commandement appelée la « tenaille » (pincer move); on dirait Pierre Mondy dans le film « La Septième Compagnie », mais ce n’est pas une plaisanterie. C’est au contraire une carte puissante qui permet à l’unité située sur la colonne de gauche et celle située sur la colonne de droite de mener chacune deux attaques successives.

La suite de la description de Panzer General Online dans notre prochain éditorial.

World Of Tanks – Prochaines mises à jour

World Of Tanks va bientôt accueillir une deuxième branche de chasseurs de chars allemands, puis très rapidement les premiers chars japonais.

World of Tanks est un jeu gratuit en ligne très populaire, qui comme son nom l’indique, permet à deux équipes de 15 joueurs de s’affronter pendant 15 minutes à bord de chars de la seconde guerre mondiale. Les premiers détails au sujet de la prochaine mise à jour (c’est-à-dire la version 8.9) ont fait leur apparition en ligne; essentiellement, le jeu accueillera sept nouveaux chasseurs de chars allemands.

World of Tanks est sorti en avril 2011, et sa popularité a explosé partout dans le monde. Il est aujourd’hui l’un des jeux en ligne les plus suivis dans le monde entier, avec plus de 60 millions d’inscrits.

Naturellement, afin de renouveler l’intérêt du public pour le jeu, World Of Tanks est sans cesse mis à jour, avec de nouveaux chars (il y en a maintenant environ 250…), de nouvelles cartes et des améliorations de toutes sortes (gameplay, graphismes, interface, etc.). Egalement, le jeu fait maintenant partie de la scène internationale du sport électronique, avec des tournois richement dotés et des équipes professionnelles, et une version pour la XBox360 devrait sortir à la fin de l’année.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous, sept nouveaux chasseurs de chars allemands vont faire leur apparition dans le jeu. L’annonce faite le 5 septembre 2013 est visible avec des photos de chaque véhicule sur le blog de Overlord. Ils ont tous l’air très impressionnant.

Consultez la liste ci-dessous:

Tier IV – Marder 38T (75mm PaK 40/3)
Tier V – Pz.Sfl.IVc (88mm Flak 41 L/74)
Tier VI – Nashorn (88mm PaK 43 L/71)
Tier VII – Sturer Emil (128mm K40)
Tier VIII – Rheinmetall-Borsig Waffenträger (150mm L/29, 5)
Tier IX – Waffenträger auf Pz. IV (150 mm PaK L/38)
Tier X – Waffenträger E-100 (150mm L/38 avec barillet et chargeur automatique, encore que cette option devra être validée lors des tests)

La mise à jour 8.8 a été implémentée sur les serveurs européens le 11 septembre 2013. Comme les mises à jour se suivent avec un intervalle d’environ cinq à sept semaines, on peut supposer que la prochaine mise à jour sera en ligne dans la deuxième quinzaine d’octobre.

L’actualité de World Of Tanks, c’est aussi une annonce faite le 19 septembre pour le Tokyo Game Show 2013: l’arrivée prochaine d’une nouvelle nation, la septième à rejoindre le jeu. Après l’URSS, l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine, c’est au tour du Japon de faire son entrée dans le jeu avec un nouvel arbre technologique japonais couvrant tous les niveaux, du tier I au tier X. Comme pour les autres nations, les chars légers et les chars moyens feront leur entrée d’abord; plus tard suivront les chars lourds, les chasseurs de chars et les canons automoteurs.

La société Wargaming.net, qui édite le jeu World Of Tanks, a signé fin juillet un partenariat commercial avec l’éditeur de l’anime Girls Und Panzer. Les deux univers ont été présentés conjointement au Tokyo Game Show 2013, ce qui devrait permettre à World Of Tanks d’accroître son public au Japon: actuellement le jeu compte 20.000 inscrits dans ce pays, mais la grande popularité de Girls Und Panzer devrait permettre à Wargaming d’augmenter son audience rapidement.

Pour commencer, ce sont 14 nouveaux chars (5 légers et 9 moyens) qui seront introduits:

Tier I: NC-27 Otsu (char Renault d’importation)

Chars légers:

Tier II: Type 97 Te-Ke
Tier III: Type 95 Ha-Go
Tier IV: Type 98 Ke-Ni
Tier V: Type 5 Ke-Ho

Chars moyens:

Tier II: Type 97 Chi-Ni
Tier III: Type 97 Chi-Ha
Tier IV: Type 1 Chi-He
Tier V: Type 3 Chi-Nu
Tier VI: Type 4 Chi-To
Tier VII: Type 5 Chi-Ri
Tier VIII: Type 61
Tier IX: STA1
Tier X: STB1

Le Type 89 I-Go sera introduit plus tard en tant que char lourd.

Panzer General Online – Closed Beta

Panzer General Online est désormais en beta test fermé. Le jeu est non seulement plaisant à voir, il est aussi intéressant.

Mardi 17 septembre 2013 à 15h00, le premier serveur de beta test fermé pour PGO a accueilli ses premiers joueurs. Evidemment, pour pouvoir participer à ce test, il faut s’être inscrit en avance sur le site du jeu et avoir reçu par e-mail une clé unique. A part cela, jouer à Panzer General Online est simple et rapide. Comme c’est un jeu de stratégie gratuit sur navigateur (basé sur les affrontements de la seconde guerre mondiale), il suffit d’ouvrir un compte sur UPlay, la plateforme de jeu d’Ubisoft, et de rentrer la clé reçue préalablement. Après cela, on peut découvrir le jeu immédiatement sans téléchargement.

Autant le dire dès à présent, tout ce qui concerne Panzer General Online n’est actuellement disponible qu’en anglais ou en allemand. C’est donc le cas non seulement du jeu et du site, mais aussi des pages Twitter et Facebook ad hoc qui ont été créées le 19 août dernier à l’annonce de la sortie prochaine du jeu. Il en va de même des premières présentations vidéo postées sur Youtube.

La page Facebook ne compte que 359 « j’aime » pour l’instant, et le compte Twitter n’a que 52 abonnés, mais ça bouge! L’équipe du jeu est connectée et réactive, la réponse aux messages des joueurs est quasi-immédiate. Bien sûr, c’est nécessaire en période de beta test fermé, d’autant plus qu’à son lancement mardi, le jeu était victime de difficultés techniques qui rendaient les temps d’accès très longs. Le serveur a finalement été fermé et mis en maintenance jusqu’à mercredi matin. Jeudi à 15h00, le serveur a de nouveau été mis en maintenance imprévue, mais les ajustements ont été réalisés rapidement et le serveur a ouvert de nouveau moins d’une heure plus tard. Bref, les joueurs dialoguent activement avec les développeurs, pour les informer que le jeu « freeze », c’est-à-dire qu’il a tendance à se bloquer, et pour se tenir au courant des mesures prises. Mais d’autre part, les joueurs leur adressent aussi leurs félicitations pour la qualité du jeu (des félicitations méritées, comme nous allons le voir un peu plus loin). C’est donc plaisant de voir la proximité entre l’équipe en charge du jeu et sa communauté; une telle proximité n’est pas encore si fréquente, même dans le monde du jeu vidéo, mais elle se développe grâce à l’utilisation de plus en plus intensive des réseaux sociaux.

Bien que le jeu soit en anglais (ou en allemand), PGO est suffisamment simple et intuitif pour que cela ne pose pas de problème majeur. Toutefois, les joueurs qui ont bullé au fond de la classe près du radiateur au lieu d’écouter les cours de langue au lycée seront peut-être frustrés de ne pas bien saisir toutes les subtilités du gameplay. Qu’à cela ne tienne, cet article va maintenant explorer les mécanismes du jeu.

La première étape consiste à créer un personnage, un Panzer General qui va nous représenter sur les champs de bataille. Ça reste tout de même très basique: le buste de l’officier en question apparaît dessiné en noir et blanc dans un médaillon, et on doit choisir sa coupe de cheveux, ainsi que la forme de ses yeux, de son nez, de sa bouche, de son menton et de son costume, et bien entendu on doit lui donner un nom.

A ce propos, Ubisoft met en garde les joueurs et précise qu’aucun nom attaché à un personnage réel ayant été condamné pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité ne sera toléré. Le joueur concerné recevra un avertissement et devra changer son pseudo sans délai, sous peine de suppression du compte. L’éditeur vise explicitement à exclure toute allusion au national-socialisme et aux dirigeants du Troisième Reich. Cette attitude est louable et indiscutablement bien fondée, et il serait bon d’écarter également les figures du régime soviétique; la société Wargaming, qui édite les jeux World Of Tanks et World Of Warplanes, a été la cible de critiques de la part de sa communauté de joueurs pour les marquages de blindés du type « Vive Staline! » en vente dans sa boutique en ligne. La société a été contrainte de les retirer, puis les a réintroduit avec parcimonie; le débat n’est pas clos.

Cette parenthèse étant fermée, revenons au jeu. Une fois son avatar créé, le joueur a le plaisir de constater que, comme dans de nombreux autres jeux gratuits sur navigateur, un bonus de connection a été prévu; celui-ci est quotidien et augmente en fonction du nombre de jours d’affilée pendant lesquels on s’est connecté au moins une fois. On lance alors le premier tutoriel, et tout de suite, on est favorablement impressionné. La carte est simple et bien dessinée, l’interface est très simple, les graphismes sont fins et détaillés, l’animation des unités est travaillée très convenablement. Tout a l’air très clair et très visible, l’ensemble est agréable à l’œil.

Dans ce premier tutoriel, on possède quelques unités et un bout de terrain dans le coin inférieur gauche de l’écran, ainsi que quatre cartes de commandement utilisables, plus seize autres dans une pioche. L’adversaire quant à lui occupe le coin supérieur droit de l’écran. L’utilisation d’un ordre consomme des points de commandement, dont on a un nombre très limité. Le premier des deux adversaires qui n’a plus de points de commandement ou plus d’unités perd la partie.

Plus précisément, chaque tour se décompose en quatre phases. En premier, le joueur donne donc un ordre à une ou deux unités, et cet ordre est exécuté, c’est la phase d’action. Ensuite, il y a une phase de déplacement automatique des autres unités vers la ligne de front. Dans un troisième temps, le joueur adverse exécute lui aussi sa phase d’action, et enfin, la carte de commandement utilisée est éliminée et remplacée par une nouvelle, prise dans la pioche.

Nous continuerons l’exploration du jeu dans notre article suivant.

Editorial du 20 septembre 2013

Panzer General Online a été présenté à la presse. La mauvaise nouvelle: ce jeu gratuit sur navigateur n’a pas grand-chose en commun avec Panzer General. La bonne nouvelle: le jeu est quand même difficile, passionnant et agréablement différent. Ubisoft pourrait bien réussir son pari.

Dans un précédent article, je parlais de l’annonce faite par Ubisoft de la sortie du jeu Panzer General Online. Evidemment, le coup de pub de Ubisoft fonctionne assez bien. Le prestige entourant Panzer General premier du nom est tel que tous les vieux briscards du wargame, les « Armchair Generals », sont curieux de voir le résultat, et abordent PGO avec un a priori favorable. Mais d’un autre côté, ils s’attendent à retrouver un gameplay semblable à ce qui leur avait tant plu en 1994. Aussi bien le retour de bâton risque-t-il d’être rude pour Ubisoft.

Pourtant, cela ne devrait pas être le cas. Le jeu a été présenté successivement au Gamescom 2013 (le 21/08) et aux Ubisoft Digital Days à Paris (le 11/09). Panzer General Online est un jeu intéressant, à condition de le considérer comme un jeu de tactique au lieu d’un jeu de grande stratégie. Le joueur n’est donc pas un général en chef, mais plutôt un lieutenant.

Panzer General Online est un peu comme un jeu de société, et ressemble à ceci: trois rangées de seulement huit hexagones se trouvant sur une table en bois disposée dans la diagonale de l’écran. Le joueur dispose d’une poignée d’unités sur la moitié inférieure gauche de la table. En haut à droite se trouvent les positions ennemies – dirigées soit par l’IA soit par un autre joueur. Entre les deux camps, quelques cases autour d’une ligne de front qui servent au déplacement et au déploiement. Les unités avancent et lorsque finalement elles se font face sur la ligne de front, elles peuvent combattre directement. La portée de vue est réduite, et les cases arrière recouvertes d’un point d’interrogation représentent une zone de « brouillard de guerre ». Quelles unités peuvent bien se cacher là ? Un char ? Une artillerie automotrice ? Un canon antichar ? Un peloton de mitrailleuses ?

Les deux adversaires jouent désormais en alternance une carte de leur set. Il existe des cartes de commande assez simples, qui permettent de déplacer une unité, ou de la faire attaquer, ou encore de la remplacer par une autre. Cette dernière commande est importante, car elle permet d’éviter les affrontements les plus hasardeux. Par exemple, si une unité d’infanterie a découvert la position d’une artillerie adverse, cela pourrait valoir le coup de remplacer l’infanterie par les blindés pour attaquer cette position, et de réengager l’infanterie un peu plus tard.

Une fois que nous avons joué une carte, les troupes se déplacent en principe d’une case en avant, jusqu’à ce qu’elles arrivent sur la ligne de front et que les combats commencent. A ce moment-là, il n’y a plus des dizaines de facteurs à prendre en compte comme à l’époque de Panzer General, mais comme dans tout bon jeu gratuit sur navigateur qui se respecte, une logique pierre-papier-ciseaux basique et efficace: les tanks sont bons contre l’infanterie, mais craignent les canons antichars, qui à leur tour sont allergiques à l’infanterie.

En fait, comme le jeu d’échecs, Panzer General Online est facile d’accès, car basé sur des règles simples, mais très subtil et difficile à maîtriser. En effet, on est toujours à la merci d’une contre-attaque qu’on avait pas prévu, et il faut bien réfléchir avant de décider quoi faire avec quelles unités et dans quel ordre. D’ailleurs, chaque action coûte des points de commandement, et le premier des deux adversaires qui arrive à zéro perd. De la sorte, le joueur reste sous pression; dépenser tous ses points dans une attaque générale qui n’obtient pas de résultat décisif peut s’avérer fatal.

En outre, le résultat final est aussi une question de chance: l’artillerie peut balayer tout le terrain, mais elle peut aussi rater sa cible. C’est d’ailleurs le problème majeur dans l’équilibrage du jeu: le facteur chance est sur-pondéré. En jouant deux fois de suite la même bataille, on peut gagner haut la main une fois, et perdre honteusement quelques minutes après. Cela tient essentiellement à ce que l’ordre de bataille et le déploiement de départ sont établis au hasard par le serveur. On peut être très avantagé ou au contraire très handicapé par le type et le placement des unités. Le chef du projet, Marciano Loen, avoue que c’est un problème épineux, et que étrangement, il n’a pas été identifié par l’équipe de développement. Plus tard, il faudra peut-être envisager une phase de déploiement contrôlée par les joueurs.

De toute manière, on doit nuancer le propos. Bien que le hasard se fasse un peu trop sentir dans le jeu, on doit rappeler ce qui a été dit auparavant: gagner ou perdre est avant tout une histoire de tactique et de sens du jeu. Même dans une situation désavantageuse, choisir les bonnes cartes et les bonnes unités peut rétablir l’équilibre et favoriser la victoire.

En accumulant les parties, on gagne de l’expérience et des niveaux, et on a accès à de nouveaux types d’unités, avec lesquels on peut se construire un « deck » de plus en plus intéressant. Toutefois, avec Anno Online, lui aussi développé par Blue Byte, Ubisoft n’a pas su éviter la tentation de transformer son jeu en vache à lait: le joueur n’a aucun espoir de progression rapide dans le jeu, à moins de dépenser de véritables fortunes. Tout compte fait, Anno Online s’est vite révélé extrêmement ennuyeux à cause de cela.

Dans un prochain article, nous donnerons nos premières impressions sur la beta fermée qui vient d’être lancée. Espérons que le jeu sera vraiment aussi intéressant qu’il en a l’air, même quand on ne dépense pas d’argent pour les améliorations.

Remarque: cet article est pour l’essentiel une traduction d’un article de Martin Deppe paru sur gamespot.de, et lisible à cette adresse.

Wargame 1942 – Suite de la présentation du jeu

Wargame 1942 est un jeu de stratégie par navigateur internet. Dans le contexte de la seconde guerre mondiale, développez votre base et vos armées; partez à l’attaque ou établissez des alliances afin d’établir votre suprématie. Découvrez ce jeu!

Dans notre première partie, nous avons abordé les caractéristiques générales de Wargame 1942 et les premiers pas des joueurs dans le didacticiel du jeu. Continuons maintenant notre tour d’horizon.

Les recherches technologiques et les bâtiments donnent des points qui permettent de progresser dans le classement. Et justement, après avoir fini de construire chaque type de bâtiment, le tutoriel nous envoie attaquer nos voisins. En cas de victoire, on gagne des bâtiments supplémentaires, alors qu’on les perd en cas de défaite. Fort agréablement, on ne peut attaquer (ou être attaqué par) que des joueurs ayant sensiblement le même nombre de points que nous; cela évite d’être découragé en tombant sous les coups répétés d’un gros bill contre lequel on ne peut rien faire. Pour gagner des points et progresser, on peut donc au choix piquer les bâtiments des voisins (le nombre de bâtiments gagnés est le même que celui qu’on a détruit en face) ou bien les construire tout simplement.

Si on choisit d’aller piller les alentours, eh bien, curieusement, la distance ne joue aucun rôle dans le temps de déploiement des unités, c’est-à-dire le temps qu’elles mettent à atteindre la base attaquée; en revanche, la météo les ralentit plus ou moins.

Les combats sont résolus automatiquement et le résultat apparaît dans un tableau. Aucun souci de réalisme historique (les unités sont mélangées sans tenir compte de leur nationalité ou de leur date d’introduction), aucun souci de la portée des unités. Les unités ont une valeur en attaque et en défense, et se comportent différemment selon le type d’unité adverse: attaque de nos unités sans craindre de réplique, combat normal, pas de combat (les unités s’ignorent mutuellement), et attaque de l’adversaire sans riposte possible. Le système est donc très simple, du type pierre-ciseau-puits-papier et il est même parfois assez risible, par exemple le Königstiger reste sans défense face au Sherman. Mais dans l’ensemble le jeu reste intéressant et propose suffisamment de subtilité pour accrocher le joueur: 15 types de bâtiments ou extensions sont disponibles, ainsi que 40 unités différentes, parmi lesquelles dix véhicules terrestres (Locust, Stuart, Sd.Kfz. 7/1, Pz.Kpfw. III, Pz.Kpfw. IV, Panther, Sherman, Pershing, Tiger, Königstiger).

Lorsqu’on est encore dans les profondeurs du classement, on ne prend pas grand risque à attaquer d’autres bases; en effet, de nombreux joueurs n’ont fait qu’essayer le jeu et l’ont abandonné avant d’avoir construit des unités et des défenses. Sur les 33.000 inscrits, les trois quarts ont seulement effleuré le jeu. Les bases restent en déshérence, inhabitées, il est alors facile de les piller. On peut d’ailleurs choisir d’attaquer un joueur qui est inscrit depuis longtemps et qui n’a gagné aucune bataille; ils sont nombreux dans ce cas et on n’a que l’embarras du choix. Dans ces conditions, les chances de succès sont de presque 100%. D’ailleurs, là aussi, il existe une sécurité (relative) contre le risque d’attaque: seulement un tiers des bâtiments peut être rasé à chaque fois, et il doit toujours rester au moins un bâtiment de chaque sorte, quel que soit le résultat de la bataille.

Une fois qu’on a progressé dans le classement, disons quand on arrive vers la 6.000ème place, on doit commencer à se méfier, les bases convoitées appartiennent à des joueurs qui, comme nous, sont allés plus loin dans le jeu. Elles abritent vraisemblablement quelques défenses statiques et quelques unités d’infanterie. Il faut donc envoyer quelques espions pour obtenir un rapport sur les forces présentes avant de lancer une attaque. Si la base est protégée par des sections armées de mitrailleuses MG34, cela ne pose pas grand problème. En revanche, si la base est protégée par des défenses statiques, par exemple par des barbelés, il faut attendre d’avoir progressé un peu plus et en particulier d’avoir recherché les technologies débloquant les blindés. A partir de la 5.000ème place, de plus en plus de joueurs font partie d’alliances qui sont elles-mêmes groupées avec d’autres alliances. Il faut donc devenir progressivement plus prudent si jamais on a adopté jusque là un comportement offensif, et de toute manière, les joueurs qui progressent sont repérés et abordés pour entrer dans des alliances qui recrutent. Le style de jeu change donc assez rapidement; après les premiers jours de solo, il devient nécessairement plus coopératif et plus riche.

Parfois, le jeu n’affiche pas tout de suite le résultat d’une action, surtout si on reste connecté longtemps. Il vaut mieux rafraîchir l’écran (par exemple en appuyant sur le bouton HQ, qui permet d’afficher la base) ou bien se déconnecter et se reconnecter une fois de temps en temps. De toute façon, chaque action prend du temps, de telle sorte qu’on passe quelques minutes de temps à autre dans la journée sur le jeu, au lieu de faire de longues sessions. D’ailleurs, le jeu est fait pour qu’on y revienne souvent, mais pas forcément longtemps à chaque fois: si on se connecte chaque jour, ne serait-ce qu’un instant, on reçoit un bonus qui croît en fonction du nombre de jours d’affilée pendant lesquels on est venu jouer.

Une vingtaine de réalisations particulières appelées « distinctions » permettent de recevoir des récompenses, en « crédits » ou bien en diamants. Les missions du tuto permettent elles aussi de recevoir de l’argent et des diamants. Les diamants sont la monnaie de la boutique du jeu et permettent d’acquérir des avantages premium. Ils s’acquièrent normalement par un paiement en ligne; en offrant quelques diamants aux joueurs, Looki espère donc qu’un certain nombre de joueurs prendront l’habitude de les utiliser et paieront pour en avoir d’autres. Il faut dire que cela est nécessaire pour Looki, puisqu’aucune publicité n’est visible, ni dans l’écran de jeu (heureusement…) ni même sur les différents sites internet de l’éditeur.

Des événements ont lieu régulièrement sur les serveurs, en général en fin de semaine, qui permettent d’obtenir des bonus. Egalement, Looki propose des serveurs « Blitzkrieg » qui sont remis à zéro tous les trois mois. On peut commencer à jouer à n’importe quel moment, et les joueurs tout en haut du classement à la fin des trois mois reçoivent des prix, le premier prix étant un PC de gamer bien équipé.

Pour vous inscrire au jeu Wargame 1942, c’est ici: Wargame 1942.
Bon jeu!